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A l’OMC comme à Copenhague

l’atmosphère et le monde ne sont plus à vendre !

 

 

 

 

 

 Alors qu’un génocide planétaire est annoncé,  la négociation des suites de Kyoto est actuellement dans l’impasse et la conférence des Nations unies à Copenhague risque d’échouer.

Pendant ce temps, l’accélération de la dégradation climatique (réchauffement de l’Arctique, fonte des glaciers, sécheresses, inondations) conduit 28 pays les plus pauvres de la planète au risque extrême. Elle va faire monter le niveau des océans d’ici la fin du XXIe siècle de près d’un mètre, mettant en péril le quart de l’humanité en zone côtière En 2050, 60% de la population mondiale risque d’habiter dans des régions en pénurie d’eau douce ! Aujourd’hui, ces menaces – et d’autres pires encore – sont reconnues de tous, mais on se refuse de prendre les mesures nécessaires. Au contraire, les pays riches profitent des mécanismes de « flexibilité » du protocole de Kyoto, dont le commerce des droits de polluer, leur permettant d’exporter leurs engagements de réduction de gaz à effets de serre (GES) vers les pays pauvres à moindre frais, sans réduire leurs propres émissions. Rappelons que les émissions de GES n’ont cessés de croître fortement au plan mondial, avec 50% produites dans les pays industrialisés, qui ne comptent que 15% de la population mondiale. La Suisse fait partie des dix pays qui polluent le plus par habitant.

 

Les condition des pays du sud

Le Brésil, l’Inde et la Chine et d’autres pays du Sud (G77) demandent que le Nord fasse ça part (une réduction de 40% pour 2020), sinon ils ne signeraient aucun engagement. De plus, leurs exigences se concentrent sur trois points essentiels :

  • égalité de droit d’émission et de consommation d’énergie pour tous les habitants de la planète,
  • suspension des brevets pour les énergies renouvelables au Sud,
  • et un mécanisme démocratique et décentralisé de financement des mesures d’adaptation.

Selon les agences onusiennes, il faut 40 milliards par an pour couvrir les besoins d’adaptation et au moins 100 milliards par an jusqu’en 2030, pour stabiliser les émissions de GES. Aucun de ces points n’est pris sérieusement en compte à ce jour par les pays industrialisés.

 

 

L'OMC contre le climat

 La politique de « libre » échange de l’OMC a eu des conséquences des plus néfastes pour le climat. Elle a provoqué la faillite de paysans par millions au profit de l’agriculture industrialisée, alors que celle-ci – fortement dépendante des énergies fossiles - est une source majeure de l’effet de serre. Elle a favorisé aussi une déforestation désastreuse des principales forêts tropicales au détriment des peuples indigènes. Elle a créé une production mondialisée, avec ses transports gros consommateurs d’énergie, dans le seul but de maximiser l’exploitation de la main d’œuvre.

Mais à l’OMC, on ose prétendre que plus de « libéralisation » serait bon pour le climat !

Nos dirigeants, eux, ne pensent qu’à une relance de la croissance. Après avoir injecté plus de 9.000 milliards de deniers publics pour sauver leurs banques en perdition, ces mêmes gouvernements sont incapables de prendre les mesures financières (modestes en comparaison) à la hauteur du défi climatique, sans parler des urgences sociales.

Seules des mobilisations sociales massives des populations pourront changer le cours des choses. L’échéance de Copenhague doit nous permettre de montrer une autre voie que la course folle à la croissance aux ordres de l’économie de marché et à son corollaire, la croissance des inégalités. En effet, une alternative répondant prioritairement aux besoins de base de la population mondiale et préservant le cadre de vie sur terre devient une nécessité incontournable pour rompre avec les injustices sociales et la mise en danger de l’humanité dans  son ensemble.

 Manifestation,

samedi 28 novembre,

Place Neuve, 14H

 

Journée d’ateliers et débats

dimanche 29 nov.

(Autres infos sur www.anti-omc2009.org)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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