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La Coordination Climat
Justice Sociale soutient avec enthousiasme les revendications d'Uniterre pour
la souverainté alimentaire et pour le développement de l'agriculture de
proximité dans le canton de Genève.
En effet, après l’échec de Copenhague, il est clair que nous ne pouvons plus
attendre que les « responsables » et autorités étatiques se décident à prendre
l’avenir de notre biosphère au sérieux. Nous devons agir à la base partout et
dans tous les domaines pour imposer un changement de paradigme : d’autre façons
de habiter, de se déplacer et de produire. Objectif incontournable selon les
scientifiques, si nous voulons éviter un emballement incontrôlable du
réchauffement : moins 40% d’émissions de CO2 d’ici 2020. Comment relever ce
défi ?
L’agriculture peut jouer un rôle clé, puisqu'elle est responsable pour
15% des émissions à effet de serre, en particulier à cause de la dépendance de
l’agriculture industrielle sur les énergies fossiles. Les engrais à base de
pétrole, en particulier, relâchent une puissante gaz à effet de serre.
Selon Via Campesina, l’industrie de l'alimentation est même responsable
pour la moitié des émissions totales, si on tient compte des déforestations, du
transport, conditionnement et transformation de la nourriture et des
gaspillages de matières organiques. La politique agricole suisse actuelle reste
dans cette logique de mort: « libre » échange, faillite des petites
exploitations, dictature de la grande distribution, tomates du Maroc et pommes
du Chili!
Les pays riches, doivent réduire drastiquement leurs émissions. Il faut agir
localement, et pas seulement dans l'agriculture! Par rapport au transports, par
exemple: les voitures suisses, toujours plus gourmandes, sont le plus
polluantes au kilomètre d’Europe. Il faut passer la deuxième, question mobilité
douce ! Chauffage des bâtiments, repenser la ville, aéroport de Genève... Il
faut fédérer les efforts faits dans tous ces domaines.
Les pays riches doivent aussi reconnaître notre dette écologique énorme envers
les pays du Sud. En effet, avec 15 % de la population mondiale nous avons
crée les trois quarts du problème climatique. Pour leur permettre de se
développer autrement - et de s'adapter au changements climatiques déjà
enclenchés - nous leur devons le financement et les transferts de technologies
nécessaires.
NON aux fausses « solutions » : Nous devons aussi nous opposer aux
fausses – mais très profitables - « solutions » qui ne bénéficieront qu'aux entreprises
transnationales et la finance. En particulier:
– Les agrocarburants produits de monocultures industrielles (soja et arbres
OGM, palme africaine, jatropha, canne) sont eux-mêmes des désastres
environnementaux, qui généralement contribuent autant à l’effet de serre que le
pétrole et qui provoquent déforestations, déplacements, famines et massacres au
Sud. Il faut s'opposer aux quotas (subventions) pour ces carburants et
l'implantation d'usines d'agrocarburants (à Délémont, par exemple)!
– Le marché du CO2 et les « compensations » à l'étranger se sont révélés un
tour de passe-passe aussi inefficace qu'injuste. Ce marché, est déjà l'otage de
la spéculation et de la corruption. La plupart des « compensations » au Sud ne
réduisent pas réellement les émissions, mais enrichissent les intermédiaires
financiers... et justifient l'inaction par rapport aux pollutions au Nord. Et
beaucoup – plantations, mega-barrages, etc. – constituent de nouvelles
spoliations par rapport aux paysans et les peuples indigènes.
– Le changement climatique ne doit pas non plus être l'occasion d'un retour du
nucléaire, technologie dépassée qui menace aussi notre avenir. Nous devons
enfin nous engager de façon radicale pour les énergies renouvelables et les
économies énergétiques!
Climat et Justice Sociale
Le tract PDF
Climat Justice Sociale est une coordination d’organisations et d’individus
participant au mouvement mondial pour une action réelle contre le chaos
climatique grandissant. Nous rejetons les fausses (mais très profitables) solutions
qui cherchent une fois de plus à faire payer les pays du Sud. La seule vraie
solution implique une réduction massive des émissions des pays riches, et des
changements fondamentaux dans nos modes de vie et de production (agricole entre
autres). Face à l’urgence et à la faillite des négociations étatiques, un peu
partout le mouvement doit agir à la base. Nous voulons mettre en synergie
toutes les initiatives dans la région lémanique qui peuvent nous aider à passer
sous la barre fixée par les scientifiques : moins 40% d’émissions en 2020.
C'est pourquoi nous soutenons les revendications d'Uniterre, et pourquoi nous
vous proposons d'autres rendez-vous:
– Retour de Copenhague, projection et débat participatif avec le réseau
Cohérence. Au Moloko (Usine), 4 Place des Volontaires, ce dimanche 18 avril, 16
heures.
– Venez suivre, sur grand écran et en directe via internet (espagnol et
anglais), la conférence des mouvements sociaux sur le climat, convoquée par la
Bolivie à Cochabamba. Mardi 20 avril, dès 19H à Tierra Incognita, 6 Rue Charles
Humbert.
– Conférence-débat, « Développement durable ou Décroissance ? » avec Serge
Latouche, Jeudi 29 avril à 20h, Auditoire 380 - Uni-Mail à Genève (org.
Ecoattitude).
http://www.climatjusticesociale.org/
Le tract PDF
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